Le horse-ball n’est rien sans les... arbitres : Bertrand Legrand

7 octobre 2015

Fréquemment critiqués, trop rarement remerciés, les arbitres jouent un rôle pourtant primordial pour le horse-ball. Ce sont aussi des acteurs essentiels pour le bon développement de ce ’’jeune sport’’.
C’est pourquoi nous avons décidé de mettre en valeur les arbitres, en vous proposant des interviews de ces justiciers des terrains !

Interview :

Pouvez-vous vous présenter ?

Bertrand Legrand, 32 ans, dans la fonction publique. Je monte à cheval depuis l’âge de 5 ans. J’ai débuté le horse-ball en 1994 au poney club d’Orléans. Je suis coach depuis 7 ans à Brimbo sport.

Pourquoi avez-vous décidé de faire arbitre ? Comment vous êtes vous formé ?

J’ai toujours eu un goût affirmé pour le domaine juridique et du fait de l’absence d’arbitres, je me suis vite tourné vers l’arbitrage en cela aidé par mon coach de l’époque Pascal Debout. J’ai découvert cette fonction avec un co-equipier et ami de longue date Aymon Couetdic. Côté formation, elle fut plutôt orientée pratique essentiellement basée sur notre expérience du jeux dans un premier temps. Puis le CRE nous a proposé une formation (organisée avec Jean-Marc Saur il me semble). En tant que joueur, j’ai toujours pris de la hauteur pour connaître le règlement et son application. Par la suite, j’ai trouvé cela très complémentaire : ma fonction de joueur, au niveau de l’arbitrage et inversement.

Quelles catégories arbitrez-vous ? Quels événements ?

J’ai arbitré à tout niveau : du poussin à la catégorie amateur élite. Ces derniers temps, je n’arbitre que de l’amateur mixte et de temps en temps de l’amateur féminine.
J’arbitre toujours à Jardy, mais j’aimais aussi officier au Grand Tournoi (où je coach plusieurs équipes maintenant) ou encore à Lignières.

Selon vous, dans quelles catégories les fautes sont les plus fréquentes ?

A mon sens il n’y a pas une catégorie où il y a plus de fautes. Chaque catégorie va avoir son lot de fautes. Sur les petites catégories, nous retrouvons souvent des erreurs de placement dû au manque d’anticipations. Plus on monte dans les niveaux plus les fautes deviennent techniques s’appuyant sur une interprétation du règlement et sur une interprétation des faits.
Ce n’est pas l’arbitre qui fait le jeux mais la façon de jouer des équipes.

Quelle est la situation la plus compliquée à laquelle vous avez dû faire face pendant un match ?

Je n’ai pas de souvenir d’une situation plus compliquée qu’une autre, mais les situations de money Time (dernières minutes de jeu) et de mort subite nécessitent de garder son sang froid et d’assurer un arbitrage cohérent et constant.

Quels sont les points clés sur lesquels l’arbitrage devrait s’améliorer ?

Côté règlement, les arbitres nationaux sont souvent associés aux modifications et permettent une bonne adéquation entre sécurité et évolution de la discipline.
Côté pratique, bien souvent l’arbitrage n’est pas rendu aisé du fait de la monture fournie pour l’arbitre de champ. C’est un réel problème.
Une expérimentation va être menée cette année en région Ile de France, où nous allons tester, sous l’égide de l’association HBIDF, un système d’arbitrage a 3 sans arbitre de champ. Nous verrons bien !

Quelques mots pour encourager les personnes à se lancer dans l’arbitrage ?

Chacun a sa place. Être arbitre c’est apprendre à connaître cette passion et cela est vraiment complémentaire pour être un meilleur joueur !

(Photo 1 : ©ReflexHorseball)

2015-10-07 13:57:29


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